PSG 2-0 ASSE: Compte rendu

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L’ASSE se présentait hier au Parc des Princes en clôture de la 29è journée, mais pas du tout en victime expiatoire. En effet, on pourrait parler de « bête noire » du PSG pour qualifier les Verts : sur les 5 derniers matchs disputés contre le club du Forez, les Parisiens ne se sont imposés qu’une fois, pour deux nuls, et deux défaites, dont une aux tirs aux buts en Coupe. Mieux, ou pire, c’est selon, le PSG n’a battu aucun de ses trois poursuivants au classement cette saison.

La conférence de Laurent Blanc, l’homme-touillette, fut donc un modèle de méfiance : «  C’est une très bonne équipe, qui ne se contente pas de mettre Paris en difficulté, mais également les autres équipes du championnat. »

Dans l’avant-match, première surprise. Les choix de Galtier, l’entraîneur stéphanois, intriguent: exit le 4-3-3 qui fonctionne si bien ; exit, Hamouma et Lemoine, apparemment diminués. On veut bien comprendre que son altercation perdue avec une mini-cage (une mini-cage de foot VS un humain, vous avez lu correctement) lui ai fait perdre quelques neurones et une bonne partie de sa dignité, mais de là à se passer de ses deux meilleurs joueurs… Un 4-2-3-1 donc, avec Corgnet en soutien de Brandao, et Guilavogui et Clément plus bas.

Côté parisien, du classique, avec le 4-3-3, mais aussi des surprises, avec Cabaye qui remplace Verratti, et Jallet, Van Der Wiel.

La compo de Galtier n’est pas l’unique surprise de l’avant-match. Un jockey fait un petit tour du Parc, autour de la pelouse, pour une raison encore inexpliquée. La présence étrange de ce jockey résout toutefois le mystère autour de l’absence de Verratti au coup d’envoi : le Parc respire.

Le début de match est parisien : les pensionnaires du Parc monopolisent le ballon et jouent sur la largeur, cherchant à créer des failles dans le bloc stéphanois. Cependant, il y a trop peu de prises de risques et de changement de rythmes pour inquiéter les Verts.

La possession parisienne est rendue possible par le pressing infligé en amont aux Stéphanois. Matuidi en est le principal instigateur, mais tous les Parisiens suivent. Le pressing du PSG oblige le quatuor Perrin/Bayal/Guilavogui/Clément à jouer long, vers Brandao. Seulement celui-ci a pour compagnons d’un soir deux compatriotes, moins commodes que les filles qu’il fréquentait à Marseille. Quoiqu’au vu du physique d’Alex, tout compte fait, on peut dire qu’il est commode. Enfin, qu’il est une commode. Bref, tout ça pour dire que Brandao ne pouvait jouer en déviation vers Corgnet, et ainsi permettre à son équipe de s’installer dans le camp parisien. Et ça l’énerve ça, Brandao. Au duel avec Motta, il assène un coup de coude au métronome du PSG, et proteste immédiatemment « J’ai pas touché ! ». La soirée est d’ors et déjà réussie.

Si la domination parisienne est pour le moment stérile, les contres stéphanois sont eux tranchants. On approche du quart d’heure quand Trémoulinas laisse sur place Jallet, coutumier du fait tout au long du match, pour servir Tabanou aux 20 mètres. L’ex-toulousain déclenche immédiatement une lourde frappe, détournée par Sirigu en corner.

Dans la minute suivante, Ibra tente de trouver Matuidi par une passe entre les jambes de Bayal Sall. Evidemment, ça ne marche pas. La balle revient toutefois sur le Z. Le suédois, se rappelant sûrement de son high kick sur Ruffier en 2012, écrase quelque peu sa frappe, afin de ménager le gardien. Mais cela suffit quand même à ouvrir le score : Ruffier, ému par tant d’attention, et surpris par ce tir de U11, s’incline sur sa gauche. 1-0   pour le PSG.

Par la suite, les Parisiens vont survoler les débats. Toujours armés de la possession, ils ajoutent une nouvelle arme à leur arsenal dans ce match : les changements de rythme. Les combinaisons sur les côtés se succèdent, et ce même avec Jallet, c’est dire la qualité du bordel. Les stéphanois sont quelque peu dépassés, et se voient contraints de commettre des fautes : Bayal fauche Cavani et est tout proche d’offrir un penalty aux Parisiens. Le public, tout heureux du retour en forme d’El Matador, demande alors l’impossible : « Nique lui sa mère, nique lui sa mère… ». Le Parc, formidable repère de poètes incompris.

Cependant, cela ne suffit pas à Bayal « je ne fais que du » Sall, qui récidive sur Lavezzi, avant de se voir imiter par Zouma.

A la 25ème, Brandao, conquis par les pratiques de Sall, écrase une manchette sur le menton de Cabaye, qui mettra 5 bonnes minutes à se rappeler qu’il s’appelle Yohan. « J’ai pas touch…  / – Oh ca va aller, oui ! »

Cela donne un bon coup franc à Ibra, aux 25 mètres, mais la frappe du Suédois passe juste à côté.

5 minutes après, Lavezzi, décalé par Ibra, délivre une merveille de centre enroulé à l’homme au grand nez, seul aux 5 mètres. Ibra, sûrement attristé par l’image qu’il a donné de Ruffier sur le but, rate complètement sa reprise. Non, il n’expédie pas le ballon à droite ou à gauche, voir au-dessus du but. Non, il rate, il rate le ballon. Quel cœur, quelle sensibilité.

Et pour couronner le tout, Ibra laisse même un coup-franc à Cavani. Aux 25 mètres. Avec le souri… non, faut pas pousser. Surtout que l’Uruguayen ne trouve pas le cadre.

Bon, pour être honnête, il faut dire que 3 minutes avant, Ibra avait réalisé le doublé. Lavezzi, côté droit, après un contrôle orienté, servait l’homme de Malmö. Ce dernier relayait vers Matuidi. Blaisou le Kenyan décalait Cavani qui, en bon esthète, prenait le temps du contrôle, avant de centrer dans les 5,50. Ibra + reprise acrobatique aux 5m50 = but= 2-0 pour le PSG.

SorryForZlataningyou

La première mi-temps a donc été dominée de la tête et des épaules par les Parisiens. Mais pas du menton, merci Cabaye. Maîtres de la possession, le club de la capitale ne s’est pas contenté de l’ouverture du score, mais a continué à accélérer. Le jeu sur les côtés, avec de nombreuses permutations entre Lavezzi et Cavani, a très bien fonctionné, amenant les deux buts.

Les stéphanois semblent eux, handicapés par l’absence de Lemoine, leur régulateur du milieu, et d’Hamouma, leur dynamiteur, mais aussi par le schéma tactique en 4-2-3-1. Attention cependant, le 17 mars 2013, le PSG menait 2-0 contre l’ASSE après 20 minutes de jeu. Le résultat final ? 2-2…

Et le début de la seconde période est inquiétant pour le PSG. A la 48ème, Corgnet dévie un ballon vers Mollo, mais sa passe est détournée par Silva. Le ballon revient sur Corgnet mais celui-ci, à droite du but, ne cadre pas sa tentative. 4 minutes plus tard, c’est au tour de Bayal Sall de prendre sa chance, des 16 mètres cette fois-ci, mais Sirigu est vigilant, bien secondé ensuite par le Tank.

Ces occasions sont la conséquence de la meilleure entame stéphanoise. Les Verts ont la possession, et ont investi le camp parisien – comme ils le peuvent, certes. Ils sont aidés par un placement plus haut de Clément et Guilavogui, et des ailiers qui déséquilibrent enfin la défense parisienne. Les locaux, semblent, eux, ravis de laisser la possession à leurs adversaires, attendant tranquillement les opportunités de contre.

A l’heure de jeu, on assiste à deux occasions stéphanoises. Guilavogui place tout d’abord un coup de tête surpuissant sur un coup franc de Mollo. Mais contrairement à son but c.s.c splendide face à Bastia ( ?), le ballon ne prend pas cette fois-ci le chemin des filets, mais des airs. Puis Erding, qui a remplacé Tabanou, est trouvé sur la droite de la surface, et déclenche un tir rasant. Cependant Sirigu est attentif, et détourne.

Laurent Blanc réagit alors, en faisant rentrer Lucas et Verratti. Les parisiens ont besoin de reprendre possession du ballon, et contrôle du match. Blanc sait Verratti capable de ces deux tâches. L’éphémère jockey – selon les rumeurs – va mettre tout le monde d’accord en une dizaine de minutes. Le temps pour lui de régaler côté droit d’abord, avec un double une-deux avec Jallet, suivi d’un centre du chauve – on voulait écrire divin chauve, mais c’aurait été faux. Le temps pour lui aussi de remettre son équipe dans le bon sens. Le PSG reprend ses esprits, et le contrôle du jeu, alternant longues phases de possession –Verratti, oh Verratti – et accélérations dangereuses – Lucas, oh… bah non en fait. C’en est du coup fini des espoirs Stéphanois, qui ne se distingueront que par une frappe de Lemoine, entré entre-temps. Une frappe tendue et puissante, certes, mais à côté.

Les parisiens se distingueront une dernière fois, avec un débordement de Maxwell suivi d’un centre pour Cavani, dont la reprise passera au-dessus.

Le PSG s’impose donc 2-0 au Parc des Princes face à sa désormais petite bête noire, Saint-Etienne. La première mi-temps parisienne fut de très bonne qualité, avec beaucoup d’occasions nettes, une possession sans partage, une domination physique (Brandao < Alex ou Silva) et collective. Handicapés par les absences de Lemoine et Hamouma, les Stéphanois ont commis beaucoup de fautes, éprouvant des difficultés dans le jeu. En revanche seconde période, ils se sont rebellés, s’arrogeant la possession, et animant le premier quart d’heure, avec Mollo, Corgnet ou Trémoulinas. Mais ils se sont heurtés à un Sirigu solide et rassurant d’abord, et à un collectif parisien maître des évènements, et ce davantage encore après l’entrée de Marco « je ne marque jamais, mais sinon je sais tout faire » Verratti.

La semaine du PSG se conclut de la meilleure des façons, par une victoire, après celles face à Leverkusen, et Bastia. Ici c’est …

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